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26-03-2014

La Liberté intérieure - Jacques Philippe 

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« Bien souvent nous nous trouvons à l’étroit dans notre situation, notre famille, notre environnement. Mais peut-être le vrai problème est-il ailleurs : c’est en fait dans notre cœur que nous sommes à l’étroit, c’est là l’origine de notre manque de liberté. »

Une approche en trois temps : consentir – chaque jour – dans la foi, l’espérance et l’amour

Consentir

L’abandon à la providence, non de manière résignée mais en étant fermement convaincu que dans toute situation, Dieu est à l’œuvre et travaille pour mon bien. Je ne dois pas subir ma vie mais choisir d’adhérer, de consentir aux évènements qu’ils soient source de joie ou de peine.

« Par notre liberté, il n’est aucun élément de notre vie, quel qu’il soit, qui ne puisse recevoir une signification positive, être expression d’un amour, devenir abandon, confiance, espérance, offrande… »

« Le positif devient motif de gratitude et de joie, le négatif occasion d’abandon, de foi et d’offrande : tout devient grâce. »

Consentir aux évènements extérieurs ? Pourquoi pas, mais quand les autres nous font du mal, comment réagir ? Jacques Philippe invite au même consentement, en mettant en avant le mal que cela peut nous faire d’alimenter colère et rancune.

« On est autant dépendant des personnes que l’on deteste que de celles qu’on aime de manière exagérée. »

« La rancune atteint les forces vives de la personne chez qui elle demeure et lui fait beaucoup de tort. »

Cette invitation au pardon prend une autre dimension, à la lumière de cette phrase :

« Je dois me convaincre une bonne fois pour toutes que le fait que les autres soient pêcheurs ne m’empêche pas de devenir un saint, que personne ne me prive de rien et qu’au soir de ma vie, face à Dieu (qui ne me laisse jamais manquer de ce qui est nécessaire pour avancer spirituellement et humainement), ce serait de l’infantilisme que d’accuser les autres de mes manques de progrès spirituels. »

Chaque jour

Après la tentation de se cacher derrière les « je n’y peux rien », « ce n’est pas mas faute », « je n’ai pas de chance », Jacques Philippe nous met en garde contre la fuite. Fuite en avant ou fuite en arrière.

Notre seul domaine d’action est le présent : la minute, la seconde que je suis en train de vivre. Avant : confier mes erreurs à la miséricorde divine. Après : ne pas faire de plans sur la comète.

« Nous avons très peu de prise sur l’avenir. Nous savons très bien que quelles que soient nos prévoyances, nos planifications et nos assurances, il suffit de peu de choses pour que rien n’aille comme prévu. On ne peut pas véritablement programmer sa vie, on ne peut que l’accueillir instant après instant. »

Il est évident qu’une juste relecture de notre passé n’est pas inutile et que nous avons besoin de nous organiser et de planifier un peu notre vie. Mais nous n’avons que trop tendance à maltraiter le présent.

« Il faut vivre chaque instant pleinement, sans nous occuper de savoir si le temps passe trop lentement ou trop vite et en accueillant tout ce qui nous est donné moment après moment. »

Il me semble que ces vérités simples et pourtant si difficiles à mettre en œuvre sont particulièrement importantes lorsque l’on traverse des moments de doute, de souffrance ou de lassitude. Je suis débordé de travail ? La routine journalière me pèse ? Je suis malade et demain m’effraie encore plus qu’aujourd’hui. Vivons au rythme de l’enchainement de nos tâches journalières, en étant pleinement à ce que nous faisons.

« Du moment qu’une chose, même la plus banale est nécessaire et fait partie de la vie, elle mérite d’être accomplie pour elle-même, c’est à dire en y étant pleinement présent. »

Dans la foi, l’Esperance et l’amour

Vivre concrètement ce qui a été énoncé précédemment : quel défi ! La bonne nouvelle : nous sommes armés pour. Les vertus théologales que sont la foi, l’espérance et l’amour peuvent nous permettre de relever chaque jour le défi du consentement.

« Nous pourrons acquérir la liberté intérieure seulement dans la mesure où nous développons l’exercice concret de ces vertus. »

L’amour a besoin d’espérance, l’espérance se fonde sur la foi.

Déjà Vu, Lu, entendu ?

Ces quelques lignes vous ont peut-être parues bien pauvres. Les messages ne sont pas nouveaux, et ont été développés à de nombreuses reprises. Mais gardons-nous de l’orgueil, qui nous empêcherait de considérer ce livre à sa juste valeur. Le texte est clair, simple, percutant. Chacun pourra être touché.

Dernière mise à jour : ( 26-03-2014 )
 
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